Etude comparative des coefficients de conversion utilisés pour estimer le poids vif des captures des flottilles de pêche de l'Union

Autre(s) titre(s) Comparative study of the coefficients of conversion used to consider the weight live of the captures of the fleets of fishing of the Union
Type Rapport
Date 1996-12
Langue(s) Français
Référence BC 96/90
Auteur(s) Caillart Benoït, Borel Gidas, Merrien Claude
Mot-Clé(s) Union européenne, Flotille de pêche, Etat des stocks, Quota, Statistique, Capture, Coeffcient de conversion
Résumé Les coefficients de conversion sont les coefficients utilisés pour estimer l'équivalent poids vif des captures. Cette unité est la seule utilisée pour l'établissement des statistiques de prises, et sert donc notamment au suivi de la consommation des quotas et aux estimations de l'état des populations exploitées. Dans un premier temps, l'étude s'est intéressé aux processus de collecte, validation et estimation des prises en équivalent poids vif dans trois Etats Membres, le Danemark, la France et le Royaume Uni. Ces trois pays utilisent des méthodes voisines qui consistent à utiliser les données de vente avec détail de la présentation pour construire les bases de données. Les informations contenues dans les journaux de bord ne sont utilisées le plus souvent qu'à des fins de contrôle des données de vente. En l'absence des ces dernières, les informations inscrites dans les logbooks sont entrées dans la base de données des captures telles quelles. L'équivalent poids vif des captures est estimé en récupérant la donnée présentation dans les déclarations de vente et en multipliant cette donnée par un coefficient de conversion propre. Des problèmes peuvent apparaître quand le navire vend sa production à l'étranger puisque dans ce cas, les coefficients de conversion du pays hôte sont utilisés. La couverture des systèmes statistiques apparaît satisfaisante dans les trois pays. En France et au Royaume Uni, les captures des navires artisans ne vendant pas sous criée constituent l'exception. L'origine des coefficients de conversion dans ces trois Etats Membres a été recherchée. Inconnue de la plupart des intervenants, l'étude a montré que l'origine des coefficients de conversion utilisés en 1995 remonte à 1945 au Danemark, et à la fin des années 1960 en France. Pratiquement aucune révision n'a été entreprise depuis. De plus, les coefficients ont été semble-t-il empruntés à d'autres Etats Membres et ne reposent donc pas sur les résultats d'un travail scientifique propre à l'Etat Membre. Au Royaume Uni, le MAFF a entrepris des travaux scientifiques de révision qui a abouti à l'intégration vers la fin des années 80 de coefficients de conversion estimés à partir d'expérimentation. Une étude rapide de l'origine des coefficients de conversion dans les autres Etats Membres indique que l'origine de ceux-ci est tout aussi lointaine et complexe que les coefficients de conversion français ou danois. De manière à repérer les coefficients de conversion les plus sensibles, une étude des présentations les plus courantes au débarquement a été faite. La réunion des statistiques des trois Etats Membres cibles a montré que la forme éviscérée prédomine très largement dans les débarquements dés espèces soumises à quotas. Cependant, au Royaume Uni, les baudroies et les langoustines peuvent être débarquées en quantités significatives sous formes de queues. Pour ce qui est des produits plus élaborés, les formes étêtées ne représentent plus qu'une fraction minime des captures, et la fabrication de filets à bord de navires usines ne concernent plus que quelques unités. Les coefficients de conversion utilisés pour les filets a cependant une importance sensible puisque les navires usines fréquentent les eaux de Pays avec lesquels l'Union a des accords de pêche (Norvège) et ou un contrôle strict des captures est obligatoire. Une base de donnée contenant les coefficients de conversion de tous les Etats Membres a été construite de manière à comparer les valeurs. Ceci a permis de noter des différences sensibles, notamment pour des espèces comme la baudroie, le cabillaud, le merlan, le lieu noir ou l'églefin. En partant du principe que les méthodes d'éviscération sont pratiquement identiques, et que les pays exploitent les mêmes stocks, des propositions d'harmonisation des coefficients de conversion ont été faites sur la base des informations scientifiques disponibles. Des valeurs sont proposées pour application immédiate, sachant toutefois qu'une révision devra être entreprise au cours de ces prochaines années. La méthode de révision de ces coefficients de conversion est proposée. La méthode appropriée sera par échantillonnage starifié sur les tailles, les saisons et les principales zones de pêche. Une pondération des résultats par les principales données se rapportant à l'exploitation des espèces (structure des tailles des captures, prises par trimestre, et prises par zone de pêche) devra donner des résultats qui pourront être appliqués à l'ensemble des Etats Membres. Le coût de l'échantillonnage pour les espèces sous quota a été estimé à environ 650 000 ECU.
Keyword(s) European Union, Fleet of fishing, State of stocks, Quota, Statistic, Fish caught, Conversion coeffcient
Abstract Conversion coefficients are the factors used in estimating the live-weight equivalent of fish caught. Live weight is the only measure used in catch statistics, being the basis in particular for monitoring the drawdown of quotas and estimates of the state of stocks. The study looked first at how figures on catches in live-weight equivalent are gathered, validated and calculated in three Member States, namely Denmark, France and the United Kingdom. These three countries employ related methods involving the database storage of sales data together with details of the presentation of the fish. The information in logbooks is mainly used as a cross-check on the sales data. If sales data are not available, logbook details are entered raw in the catch databases. The liveweight equivalent is estimated by retrieving the presentation data from sales declarations and multiplying them by the actual conversion coefficient. Problems can arise where a vessel sells its catch in another country because then the conversion coefficients of that country are used. The coverage of the statistical systems in all three countries seems satisfactory. In France and the UK, catches by small-scale local fishermen who do not sell through quayside auctions are the only ones not covered. The study attempted to ascertain the origins of the conversion coefficients in the three Member States. Most of those using them were unaware how the coefficients had arisen. It was found that those being used in 1995 went back to 1945 in Denmark and the end of the 1960s in France, and had virtually not been reviewed since. They also seem to have been taken over from other Member States and so not to be based on the results of scientific work done at home. The MAFF in the UK had undertaken a scientific revision which led to the inclusion, at the end of the 1980s, of conversion coefficients estimated on the basis of tests. A brief survey of the origin of the coefficients in other Member States showed that they went back equally far, and had arisen in the same complicated way, as in France and Denmark. In order to identify the most sensitive coefficients, a study was made of the most common presentations of fish on landing. A review of the figures from all three Member States indicated that by far the predominant presentation in landings of quota species is 'gutted', although the UK sees significant landings of monkfish and crayfish as 'tails'. Among the more processed forms, 'headless' accounts for only a small fraction of catches, while filleting on board factory ships only concerns a few vessels. However, the coefficients used for fillets have considerable importance because these factory ships operate in waters of countries with which the Union has fishery agreements (Norway) and where tight controls on catches are mandatory. A database containing the coefficients used in all Member States was set up in order to be able to compare figures. This helped to pinpoint major differences, in particular for species like monkfish, cod, whiting, pollack and haddock. Assuming that in principle all methods of gutting are the virtually same and that all the countries fish the same stocks, proposals for harmonising the conversion coefficients have been made based on the scientific material available. Various coefficients have been proposed for immediate introduction, with the proviso that they will need revising in the next few years. A method is proposed for revising these coefficients. The most suitable method is by stratified sampling, taking account of size, time of year and major fishing zone involved. By weighting the results according to the essential characteristics of exploitation (size patterns in catches, catches per quarter and catches by fishing zone) is should be possible to devise coefficients that can be applied in all Member States. The cost of sampling for quota species has been put at about ECU 650 000.
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Comment citer 

Caillart Benoït, Borel Gidas, Merrien Claude (1996). Etude comparative des coefficients de conversion utilisés pour estimer le poids vif des captures des flottilles de pêche de l'Union. BC 96/90. http://archimer.ifremer.fr/doc/00000/1640/