COMSAUMOL (maintien de la COMmercialisation par la SAUvegarde et la détoxication des MOLlusques). Etude 2008-2010. Rapport final

Type Rapport de contrat
Date 2011-06
Langue(s) Français
Référence DIR/SER/Typdoc/An/Num
Auteur(s) Haure Joel, Hussenot Jerome, Buzin Florence, Dupuy Beatrice, Palvadeau Hubert, Penisson Christian, Papin Mathias, Nourry Max, Lassus Patrick, Marcaillou-Le Baut Claire, Mondeguer FlorenceORCID, Royer F., Amzil Zouher, Belin CatherineORCID, Cardinal Mireille, Le Grel L., Le Bihan V., Jaouen P., Massé A., Castaing Jean-Baptiste, Sabiri Ne., Pontié M.
Résumé La contamination des denrées d’origine marine par des toxines algales (phycotoxines) a pris depuis quelques années une importance considérable. Ce phénomène est largement lié à l’augmentation du nombre de zones géographiques touchées ainsi qu’à la diversification des espèces toxinogènes et à l’identification de nouveaux composés toxiques. Les données épidémiologiques sont cependant encore peu nombreuses car elles sont liées à la mise en place de contrôles systématiques récents.
L’Union Européenne a établi un Laboratoire Communautaire de référence pour les phycotoxines, situé à Vigo (Espagne) qui coordonne les activités des laboratoires Nationaux de références correspondants (en France c’est le LNR Phycotoxines de l’AFSSA qui assure cette mission). C’est sur la base des travaux des LNR que des seuils sanitaires ont pu être établis en 2002 pour chaque composant du groupe des phycotoxines liposolubles (Acide okadaïque, DTXs, YTXs, PTXs et AZAs). Par ailleurs, alors que récemment encore cette hypothèse relevait de l’utopie, des méthodes de détection / quantification chimique multitoxines basées sur la spectrométrie de masse électrospray couplée avec de la chromatographie liquide permettent déjà de déterminer simultanément dans le plancton marin les toxines paralysantes (PSP) diarrhéiques (DSP) ou amnésiantes (ASP). En ce qui concerne la réduction du risque consommateur vis à vis des coquillages contaminés, des développements technologiques sont nécessaires à moyen terme pour i) anticiper le risque de contamination des coquillages par exemple en cartographiant la répartition des kystes des dinoflagellés toxiques, ii) mieux connaître les schémas de contamination des chaînes alimentaires et leur variabilité spatio-temporelle.
La présence de phycotoxines dans les bivalves et autres produits marins consommables, est devenue un réel problème sanitaire à l’échelle mondiale. Ce problème a, en outre, été largement amplifié ces dernières décennies, par la dissémination des espèces productrices de toxines, les principales voies connues étant le transport des cellules toxiques enkystées dans les eaux de ballast des bateaux et le transfert des coquillages contaminés d’une zone à une autre (ou d’un pays à l’autre). L’élimination des espèces toxiques introduites dans le milieu marin n’étant pas possible, les solutions curatives n’existent pas réellement.
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Comment citer 

Haure Joel, Hussenot Jerome, Buzin Florence, Dupuy Beatrice, Palvadeau Hubert, Penisson Christian, Papin Mathias, Nourry Max, Lassus Patrick, Marcaillou-Le Baut Claire, Mondeguer Florence, Royer F., Amzil Zouher, Belin Catherine, Cardinal Mireille, Le Grel L., Le Bihan V., Jaouen P., Massé A., Castaing Jean-Baptiste, Sabiri Ne., Pontié M. (2011). COMSAUMOL (maintien de la COMmercialisation par la SAUvegarde et la détoxication des MOLlusques). Etude 2008-2010. Rapport final. DIR/SER/Typdoc/An/Num. https://archimer.ifremer.fr/doc/00092/20277/