Étude sur la prolifération de la micro algue Alexandrium minutum en rade de Brest

Autre(s) titre(s) Study on Alexandrium minutum blooms in the bay of Brest
Type Rapport scientifique
Date 2014-12
Langue(s) Français
Référence R.INT.ODE/Dyneco/Pelagos 2014-07
Auteur(s) Chapelle Annie1, Le Bec Claude1, Amzil Zouher1, Dreanno CatherineORCID1, Guillou Laure2, Klouch Khadidja1, Labry Claire1, Le Gac MickaelORCID1, Pineau-Guillou Lucia1, Siano Raffaele1, Abernot Chantal1, Andrieux Francoise1, Caradec Florian1, Destombe Christophe2, Dia A.2, Doner Anne1, Duval Julia1, Gouriou Jeremie1, Lazure PascalORCID1, Le Brun Luc1, Le Gal Dominique1, Malestroit Pascale1, Petton SebastienORCID1, Plus MartinORCID1, Quere Julien1, Savar Veronique1, Schmitt Sophie1, Terre A.1, Youenou Agnes1
Affiliation(s) 1 : Ifremer, France
2 : Station Biologique de Roscoff, France
DOI 10.13155/36487
Editeur Ifremer
Note Projet Daoulex Rapport final : Décembre 2014
Résumé Suite à l’événement de grande ampleur d’efflorescence d’Alexandrium minutum et des toxicités associées en Rade de Brest en 2012, un projet a été élaboré avec la Région Bretagne dans le cadre du développement du port de Brest. L’Ifremer a organisé un échantillonnage dans l’estuaire de la rivière de Daoulas, zone la plus touchée en 2012, au cours des printemps-été 2013 et 2014. Un suivi de la présence d’A. minutum dans les sédiments a également été réalisé en hiver 2014.
De ces suivis, des mesures réalisées au laboratoire à ce jour, des simulations du modèle Prévimer ainsi que des résultats du réseau Rephy et Velyger, il ressort que:
* La rade de Brest peut aujourd’hui être considérée comme une zone à risque pour Alexandrium minutum. En effet, depuis 2012 les blooms sont récurrents, dépassant le seuil d’alerte et entrainant une toxicité des coquillages. L’ensemble de la rade présente des sédiments contaminés par la présence d’A. minutum.
* La période à risque s’étend de mi-mai à fin août. Les estuaires du fond de rade, ainsi que le Sillon des Anglais sont les zones les plus touchées. En Baie de Daoulas et au Sillon des Anglais, l’année 2014 a été une année présentant un développement d’A. minutum, ainsi que des toxicités, sur une période très longue par rapport à 2012 et 2013. Le secteur Elorn a vu des concentrations en A. minutum ponctuellement supérieures au seuil d’alerte mais pas de toxicité.
* Le suivi Daoulex a mis en évidence l’importance de la température de l’eau pour le démarrage du bloom. 2014 est une année où les températures de l’eau ont été plus chaudes au printemps ce qui coïncide avec un démarrage beaucoup plus précoce, dès mi-mai du bloom. C’était la situation opposée en 2013.
* Les apports de nutriments par la rivière Mignonne semblent aussi être un facteur non négligeable, 2014 se situant entre les forts débits de 2012 et les débits plus faibles de 2013. L’intensité du bloom d’A. minutum présente cette même différence interannuelle.
* Les blooms d’A. minutum présentent des maxima pour les faibles coefficients de marée, c’est-à-dire lorsque les courants sont plus faibles et permettent un maintien du bloom dans les fonds d’estuaires, plus favorables à la croissance d’A. minutum.
* L’hydrodynamique de la rade seule ne peut expliquer la distribution d’A. minutum dans l’ensemble de la rade à partir d’un seul point de germination et de développement. Il s’agit vraisemblablement de plusieurs foyers de germination et de développement, qui ensuite vont contaminer, à de plus faibles abondances, le reste de la rade.
* Alexandrium minutum n’est qu’une espèce parmi l’ensemble de la communauté microphytoplanctonique mais elle peut devenir dominante au sein de cette communauté, comme en 2012 et 2014.
* Le séquençage de l’ensemble des ARN messagers de souches d’A. minutum a mis en évidence une diversité intra-spécifique extrêmement importante à la fois entre souches isolées au cours d’efflorescences distinctes (à la fois dans l’espace et dans le temps), mais également au sein d’une même efflorescence. L’impact de cette diversité sur la dynamique des efflorescences reste méconnu.
* Une approche de génétique des populations a pu mettre en évidence des différences de fréquences alléliques entre sites Bretons touchés par des efflorescences à A. minutum. Ceci indique que ces efflorescences se développent de manière indépendante, sans qu’il existe de forts flux de gènes entre sites.
* Les populations d’A. minutum de la rade synthétisent plusieurs types de toxines PSP au cours du bloom.
* Un test bandelette de détection et quantification d’A. minutum est en cours de développement.
Texte intégral
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Comment citer 

Chapelle Annie, Le Bec Claude, Amzil Zouher, Dreanno Catherine, Guillou Laure, Klouch Khadidja, Labry Claire, Le Gac Mickael, Pineau-Guillou Lucia, Siano Raffaele, Abernot Chantal, Andrieux Francoise, Caradec Florian, Destombe Christophe, Dia A., Doner Anne, Duval Julia, Gouriou Jeremie, Lazure Pascal, Le Brun Luc, Le Gal Dominique, Malestroit Pascale, Petton Sebastien, Plus Martin, Quere Julien, Savar Veronique, Schmitt Sophie, Terre A., Youenou Agnes (2014). Étude sur la prolifération de la micro algue Alexandrium minutum en rade de Brest. R.INT.ODE/Dyneco/Pelagos 2014-07. https://doi.org/10.13155/36487