L'exploitation de la coquille Saint-Jacques Pecten maximus (L.) en France - 2ème partie : Evaluation et gestion du stock de la baie de Saint-Brieuc

Autre(s) titre(s) Exploitation of the scallop Pecten maximus (L.) in France - Part 2: Evaluation and management of the stock of the Bay of Saint-Brieuc (Brittany)
Type Article
Date 1983-02
Langue(s) Français
Auteur(s) Dupouy Hervé, De Kergariou Gabriel, Latrouite Daniel
Source Science et Pêche (0036-8350) (ISTPM), 1983-02 , Vol. 331 , P. 3-11
Résumé Les études de dynamique de population, poursuivies depuis 1974 sur le gisement coquillier de la baie de St-Brieuc, ont permis d'acquérir une bonne connaissance du stock et de son évolution. Sur le plan biologique, certaines caractéristiques, relativement stables, du stock ont été définies : il s'agit de la croissance en taille et en poids, de l'âge de la première maturité sexuelle, du cycle de reproduction et de la mortalité naturelle. Cependant l'importance du recrutement demeure très aléatoire. Les campagnes de recherches à la mer permettent de prévoir un ou deux ans avant leur entrée dans les captures, l'importance des recrues et donc de définir des quota adaptés aux fluctuations du stock. Le système de quota mis en place en 1975 a été accompagné par une diminution sensible de l'effort de pêche. Il se traduit par une meilleure gestion du stock. Néanmoins, depuis la reproduction exceptionnelle de l'été 1973, le recrutement est devenu anormalement bas par rapport aux années antérieures et malgré les mesures prises, le stock se renouvelle difficilement. Le quota se situe depuis 1979 à un niveau inférieur de 5 000 t et si aucun signe de bons recrutements n'est observé lors des prochaines reproductions, on risque d'assister à un déclin de la pêche dans ce secteur car les autres activités de pêche dans la baie de St-Brieuc montrent également des signes d'essoufflement. Les apports de praires, voisins de 1 000 t en 1971 sont maintenant inférieurs à 200 t, l'exploitation des oursins n'est plus qu'un souvenir, celle des crustacés, en particulier l'araignée de mer devient chaque année moins importante par suite d'une exploitation de plus en plus précoce du stock par d'autres flottilles (Morlaix et St-Mâlo), et la pêche à la seiche, est dépendante du recrutement annuel, ce qui la rend très aléatoire. La seule activité qui se maintient est le chalutage, mais il nécessite des bateaux plus puissants que ceux de la baie.
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Comment citer 

Dupouy Hervé, De Kergariou Gabriel, Latrouite Daniel (1983). L'exploitation de la coquille Saint-Jacques Pecten maximus (L.) en France - 2ème partie : Evaluation et gestion du stock de la baie de Saint-Brieuc. Science et Pêche, 331, 3-11. Open Access version : https://archimer.ifremer.fr/doc/00000/7030/