Bilan 2014 du réseau Repamo - Réseau national de surveillance de la santé des mollusques marins

Créé en 1992, le réseau Repamo (REseau de PAthologie des MOllusques) est un réseau de surveillance de la santé des mollusques marins du littoral français. Son activité s’inscrit dans le cadre de la Directive Européenne 2006/88/CE. Depuis son évaluation par la plateforme nationale d’épidémiosurveillance en santé animale en 2012, Repamo a pour objectif de détecter précocement les infections dues à des organismes pathogènes exotiques et émergents affectant les mollusques marins sauvages et d’élevage. La surveillance événementielle a constitué l’activité principale du réseau en 2014. La recherche d’agents infectieux lors de hausse de mortalité de mollusques marins a été opérée à l’occasion de 30 interventions Repamo concernant des huîtres creuses, de tous les bassins conchylicoles, presque toute l’année, principalement de mai à juillet, et 23 interventions concernant d’autres espèces de mollusques (en particulier moules, mais également ormeaux, coquilles Saint-Jacques, pétoncles, coques communes, palourdes). Aucun agent réglementé n’a été détecté dans les lots d’huîtres creuses prélevés et analysés, le virus OsHV-1 a été détecté dans 23/30 (77%) lots analysés d’huîtres creuses et la bactérie Vibrio aestuarianus a été détectée dans 18/30 (60%) lots analysés d’huîtres creuses. Par ailleurs, la recherche d’agents infectieux dans d’autres espèces de mollusques prélevés lors de hausse de mortalité a permis de mettre en évidence le parasite réglementé Marteilia refringens dans 3 lots de moules, le virus OsHV-1 dans 1 lot de palourdes sauvages, la bactérie Vibrio harveyi dans 1 lot d’ormeaux d’élevage et des bactéries du clade Vibrio splendidus dans 20 lots de plusieurs espèces de coquillages en particulier chez des moules. Une méthodologie de surveillance fondée sur les risques a été développée. Elle visait à identifier des sites et périodes présentant un risque particulièrement élevé d’introduction et d’installation d’un organisme pathogène exotique, afin de raisonner et optimiser l’utilisation des ressources dédiées à la surveillance sur ces sites et à ces périodes. Une étude d’évaluation spatio-temporelle des risques d’introduction et d’installation d’un organisme pathogène exotique a ainsi été conduite sur un exemple dans un site atelier : le parasite de l’huître creuse, Mikrocytos mackini, dans les ertuis Charentais. Un faible risque d’introduction de Mikrocytos mackini dans les populations d’huîtres de Charente-Maritime a été estimé. Cependant, en cas d’introduction, le bassin ostréicole des Pertuis Charentais serait exposé à un risque élevé d’installation du parasite Mikrocytos mackini. Les mois de mars et d’avril présenteraient notamment des conditions favorables à la réalisation du cycle de vie du parasite. Comme en 2013, le champ d’activités du réseau a évolué avec la réalisation d’assistances techniques à la DGAl, ainsi que des sessions de formations conjointes DGAl/Ifremer à l’attention des DDTM. Faisant suite aux échanges initiés lors du comité de pilotage, des réflexions sont en cours chez les différents acteurs du dispositif de surveillance et devront découler sur une implication et un nouveau partage des tâches entre les différents acteurs de la surveillance.

Mot-clé(s)

Réseau, Surveillance, Pathologie, Mollusques, Coquillages, Santé

Texte intégral

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612 Mo
Comment citer
Francois Cyrille (2015). Bilan 2014 du réseau Repamo - Réseau national de surveillance de la santé des mollusques marins. https://archimer.ifremer.fr/doc/00256/36691/

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