Etude sanitaire microbiologique - Site de la Baie de Goulven

Type Rapport scientifique
Date 2017-02
Langue(s) Français
Référence RST.ODE/UL.LER/BO - 17-001
Auteur(s) Monfort Patrick1, Lebrun Luc1
Editeur Ifremer
Mot-Clé(s) Baie de Goulven, contamination fécale, Escherichia coli, plomb, cadmium, mercure, dioxines, polychlorobiphényles, benzo(a)pyrène, zone conchylicole, coques.
Résumé Sur le plan conchylicole, la baie de Goulven est exclusivement concernée par les gisements de coques, aucune activité de production de coquillages n’y étant pratiquée. Le Comité Régional des Pêches Maritimes et des Elevages Marins (CRPMEM), après avoir engagé une évaluation du stock de bivalves par un bureau d’études (Allain et Bernard 2015), a sollicité la Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM) du Finistère pour entreprendre une étude sanitaire et permettre ainsi le classement sanitaire de cette zone et son accès pour les pêcheurs à pied professionnels. Ayant répondu favorablement à cette demande de la profession, l’administration a missionné le laboratoire Ifremer de Concarneau pour mener à bien cette étude. Les résultats obtenus sur le point de suivi « Keremma » ont mis en évidence une qualité bactériologique conforme à un classement sanitaire en classe B pour la zone. Un dépassement du seuil de la classe B en août (16000 E.coli/100g) incite toutefois à la vigilance en période estivale. La qualité chimique, quant à elle, a été estimée à partir des coques et des palourdes prélevées sur la ria de Morlaix dont les résultats satisfont à la réglementation en vigueur. Ce constat implique un passage de ces coquillages dans un établissement conchylicole agréé pour en assurer la purification avant leur mise sur le marché. Au vu de ces conclusions, nous proposons un classement en B de cette zone et l’intégration du point Keremma au sein du réseau de surveillance REMI pour un suivi pérenne de sa salubrité.
La réglementation européenne ne se borne pas à fixer des normes pour la production et la mise en marché des coquillages vivants. Désormais, un guide des bonnes pratiques préconise une démarche préventive du risque sanitaire. Pour ce faire, elle suggère d’œuvrer à l’élaboration d’une étude sanitaire incluant l’identification des sources potentielles de contamination d’origine humaine et animale, la détermination des variations intra-annuelles de ces contaminations ou encore la modélisation éventuelle de la circulation de ces polluants biologiques et chimiques.
Les données acquises auprès des diverses administrations, collectivités territoriales ou associations suggèrent une contamination concomitante des eaux littorales, l’une générée préférentiellement par l’assainissement littoral qu’il soit collectif (station d’épuration et poste de relèvement) ou autonome (camping) et l’autre d’origine agricole en provenance du bassin versant. Sur ce dernier point, une attention particulière devrait être portée aux points d’abreuvement direct en rivière dont l’impact bactériologique a longtemps été sous-estimé. Enfin, une évaluation de qualité des rejets recensés sur le littoral apporterait des éléments utiles au diagnostic, préliminaires à l’élaboration d’un plan d’actions.
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